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Incinérer un défunt pourrait coûter moins cher aux familles chablaisiennes, dès le printemps 2019. La construction d’un crématorium sera en effet mise à l’enquête à Aigle, en principe ce vendredi.

Depuis la fermeture d’une structure analogue à Vevey en 1997, seuls deux sont en fonction entre Morges et Brigue, soit à Lausanne et à Sion. Pour les professionnels de la branche du Chablais ou de la Riviera, l’augmentation des distances a son coût. Et cela se répercute sur les factures envoyées aux familles.

La situation pourrait donc évoluer. «On a cherché à construire à équidistance entre les deux villes, côté vaudois ou valaisan peu importait», explique le promoteur du projet, Jean-Bernard Croset. «A Aigle, la municipalité a immédiatement été intéressée», lui permettant de précéder un projet analogue en gestation à Monthey. «On a pu profiter de l’ouverture de surfaces en zone industrielle», précise l’ancien croque-mort. «Nous sommes à 3-4 minutes de l’autoroute. C’est un emplacement idéal pour nous.»

Au minimum 600 crémations

Selon l’Office fédéral de la statistique, 1850 citoyens de la région Riviera-Chablais ont été incinérés en 2015. «On espère donc atteindre la barre des 1200 annuellement, tout en sachant que notre seuil de rentabilité se situe à 600 crémations.»

Afin d’intéresser les entreprises de pompes funèbres, la stratégie de Jean-Bernard Croset est simple: «Je proposerai les mêmes prix d’incinération qu’à Lausanne ou à Sion (voir encadré). En réduisant les déplacements, les frais seront ainsi abaissés.»

Parmi les professionnels du secteur, la réponse est systématiquement la même: «Il faut qu’il y ait un intérêt économique pour changer les habitudes.»

En deux phases

La structure de 4676 m2 comptera deux fours crématoires avec cheminées, un bureau, un espace d’accueil et une chambre froide. Une salle transformable permettra de mettre sur pied des cérémonies religieuses ou laïques. «Mais on n’aimerait pas célébrer de messe ou de culte», avoue Jean-Bernard Croset. «On ne veut pas vider les églises de nos villages.» Quelque 35 places de parc sont prévues. Une installation photovoltaïque verra le jour sur le toit de la structure.

La facture se monte à 2,1 millions de francs. «Après huit ans, nous pourrons racheter le terrain à la commune d’Aigle.» Dans le cas contraire, la location courra sur 50 ans et sera renouvelable pour 49 ans. Cette première phase de travaux devrait durer sept mois. La seconde est prévue en 2020. Elle consistera à créer six chapelles funéraires (avec salon et espace pour le défunt).

Ouvert aux investisseurs

Le centre funéraire Chablais-Riviera (CFCR) sera en mains d’une coopérative. Sept membres fondateurs la composent pour une somme de départ de 240 000 francs. Ce capital sera partiellement ouvert à des investisseurs (montants cumulés maximum 600 000 francs). Par contre, chacun pourra acquérir des parts à 1000 ou à 5000 francs.

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